La formule de coaching au carré pour que votre cerveau carbure avec des pensées aidantes

Le point commun de mes clients en coaching, formation ou conseil RH est de présenter leur situation, leur problématique d’une façon qui leur semble la plus objective et réaliste qui soit. Genre analytique et cerveau gauche. Normal, ils savent ce qu’ils disent. Et en même temps…

« Je sais, je pense, je crois »

Si la conversation démarre souvent sur une base factuelle, c’est à dire un contexte vérifié et vérifiable. « Je m’appelle Nadège. Je suis une femme. J’ai 40 ans. Je suis coach. »

Assez vite l’échange va glisser sur ce que nous pensons et croyons : nos pensées, nos convictions, nos croyances sur nous et sur les autres. Et tout doucement nous prêtons des pensées aux autres personnes :

« Je sais que mon boss pense ceci »

« Je crois que ma collègue pense cela »

 « Je suis certaine que mes clients pensent comme ça ! »

C’est habituel et humain de projeter nos propres pensées, nos propres croyances et nos propres représentations du monde sur une autre personne.

« Puisque ce que je pense est vrai pour moi, ça l’est aussi pour les autres. »

« Mais je pensais que tu savais … »

Une des premières clefs de coaching que je partage avec mes clients est un présupposé de PNL que j’adore : « La carte n’est pas le territoire. »

En d’autres termes, ce que vous pensez dans votre tête n’engage que vous !

Et personne ne peut deviner ce que vous pensez.

De même que vous n’avez aucun pouvoir de lire dans l’esprit des autres.

Si vous voulez vraiment partager vos pensées et idées, il va falloir les exprimer, les verbaliser. Cela sera l’occasion pour vous de vérifier comment votre message est reçu en demandant un feedback à votre interlocuteur, et d’ajuster votre message si besoin jusqu’à avoir une compréhension mutuelle et partagée.

Quand vous attribuez vos propres pensées aux autres, et que – selon toute vraisemblance – les autres personnes ont leurs propres pensées (différentes des vôtres par essence), il se crée a minima des décalages dans la communication, des incompréhensions voire des quiproquos majeurs.

Utilisez votre mental en conscience

Notre cerveau génère plus 60.000 pensées par jour. Certaines pensées sont positives, d’autres sont négatives, et certaines ont l’air de tourner en boucle.

Le cerveau adore la routine, faire tourner les pensées récurrentes qui empruntent un chemin déjà connu et balisé est une forme d’optimisation, et le cerveau adore optimiser, créer des raccourcis et des routines « efficaces ».

Sauf que certaines pensées sont aidantes et motivantes, quand d’autres nous font douter, nous plombent sur place voire nous auto-sabotent.

Le cerveau est paresseux MAIS plastique

Vous avez bien plus de pouvoir sur votre cerveau que vous ne le croyez peut-être. Et ce pouvoir est de choisir vos pensées et ainsi apprendre une nouvelle routine à votre cerveau.

La neuroplasticité de manière très succincte c’est comme défricher un chemin dans la brousse pour aller dans un nouveau village. Au début vous prendrez une machette pour couper les branches qui gênent votre progression. Au 2ème passage, le tracé sera plus facile pour arriver à destination. Et au bout d’un moment après de nombreux passages, ce sentier inconnu jusqu’alors deviendra une belle autoroute … de l’information. Et votre cerveau aura intégrer une nouvelle routine : une croyance aidante.

Vous avez le pouvoir d’installer dans votre mental une pensée aidante et de la renforcer par la répétition.

Pensez à un entrainement sportif : au début c’est nouveau, peut-être difficile, et si vous vous accrochez et que vous vous entraînez régulièrement alors vous gagnerez en confort et en aisance, et qui sait en performance.

Installer une pensée ou croyance c’est comme donner un ordre inconscient à votre cerveau. Cette nouvelle information sera répétée donc elle deviendra une information « vraie » pour le cerveau qui fera ce qu’il faut pour que cette nouvelle réalité se vérifie encore et encore. Vous doutez?

Je vous donne 2 exemples.

  • Si vous vous dites : « je suis nul.le en maths » chaque fois que vous devrez vous pencher sur un problème de maths, votre cerveau va « bugger » parce qu’il croit « vraiment » que vous êtes nul.le en maths.

Par soucis d’optimisation et d’économie d’énergie, votre cerveau qui croit que vous êtes vraiment nul.le en maths, coupe le circuit de réflexion et vous met hors-jeu. Votre cerveau analyse et déduit que ce n’est pas la peine de dépenser de l’énergie, elle.il (vous) ne sait pas faire.

  • Si vous croyez que vous êtes un très bon cuisinier et qu’on vous donne une toute nouvelle recette, votre cerveau suit votre croyance aidante « je suis un très bon cuisinier ». Alors il met tout en oeuvre pour booster votre concentration et votre dextérité de façon optimale pour réussir le plat, même si c’est la première fois.

Vous avez le pouvoir de choisir vos pensées

  • Tout part d’une pensée, qui génère une émotion : un stress positif ou négatif.
  • Votre état émotionnel influe votre comportement.
  • Et les résultats que vous obtenez sont le fruit de votre comportement.

A la racine de ce que vous pouvez maîtriser dans votre vie pro ou perso, il y a vos pensées et vos croyances. Vous avez le pouvoir de choisir vos pensées.

Passez à l’action

A quoi aimeriez-vous croire maintenant ? Quelle.s croyance.s vous serai.en.t le plus utile aujourd’hui pour faire évoluer positivement votre vie?

Choisissez votre pensée aidante, écrivez-la, répétez-la chaque jour comme un mantra en y mettant une intention sincère. Répétez l’exercice jusqu’à ce qu’elle se soit installée durablement dans votre mental. Savourez l’instant et relevez vos défis personnels.

Nadège