Quand j’ai crée ma boîte il y a 5 ans, j’étais loin de me douter jusqu’où cette décision allait m’emmener et à quel point elle allait changer ma vie. Je l’ai souvent dit sur le blog ou sur les réseaux sociaux, à mon sens, la vie d’entretrepreur.e est un voyage du héros en accéléré, un cycle d’apprentissage sur soi et sur les autres, colossal. Et en même temps, parfois c’est un peu trop « colossal », justement. On risque de se perdre en route, et de perdre les bons repères.

Avec le recul, aujourd’hui je comprends mieux les encouragements de certains, les craintes exprimées en mots ou en regards d’autres, tous les commentaires aidants ou frustrants qu’on m’a adressés.Tout ce que mes proches ou des connaissances m’ont renvoyé était finalement des messages miroirs de ce qui se passait à l’intérieur de moi.

  • Une partie de moi y croyait sinon je n’aurai pas créé ma boîte après 1 an de test en couveuse.
  • Une partie de moi y croyait parce que les premières missions se passaient bien (sauf une qui m’a appris une leçon essentielle dans ma vie d’entrepreneure et dont je me sers tous les jours encore.)
  • Une partie de moi y croyait parce que l’indépendance, l’autonomie et la liberté dans le travail me conviennent parfaitement.
  • Une partie de moi y croyait parce que la recherche et le développement sur des sujets de fond est ma zone de confort. Un peu trop accroc à la recherche d’ailleurs mais c’est une autre histoire.

Et puis une autre partie de moi a commencé à douter et à me rendre visite de plus en plus régulièrement : d’abord pendant mon café du matin avant de démarrer ma journée d’entrepreneur.e, puis dans la journée de plus en plus souvent, et enfin dans mon sommeil jusqu’à l’envahir de pensées paralysantes et anxiogènes.

  • Cette partie de moi avait des doutes sur la pertinence de mes offres de services.
  • Cette partie de moi avait des craintes sur mon avenir et les aléas de la vie d’entrepreneur.e.
  • Cette partie de moi avait des peurs sur un danger potentiel qui allait venir de l’extérieur.
  • Cette partie de moi voulait me protéger de la honte qu’un jour quelqu’un vienne me démasquer et révéler au grand jour mon terrible secret : « tu n’es qu’une imposture, Nadège! »

Cette partie de moi s’appelle le syndrome de l’imposteur. Ce syndrome est universel et touche en particulier les personnes douées et intelligentes en les empêchant de reconnaître et d’apprécier leurs réussites et d’utiliser le plein potentiel de leurs talents et compétences.

Le syndrome de l’imposteur est le plus grand squatteur de cerveau que je connaisse.

Tout le monde sait qu’il existe mais personne n’ose en parler. C’est un peu le Voldemort de la confiance en soi (pour ceux qui ne connaissent pas la saga Harry Potter, c’est le sorcier maléfique dont on ne doit pas dire le nom).

  • Beaucoup souffre de ce syndrome mais pense être le ou la seul.e au monde à ne pas tourner rond dans sa tête.
  • Ce n’est pas une pathologie même si son nom évoque une maladie, mais sa puissance fait peur.
  • C’est un phénomène insidieux et invisible qui gâche la vie des cadres et des entrepreneur.e.s de talents.
  • Le syndrome de l’imposteur adore squatter le mental des femmes entrepreneures.

Je le sais d’autant mieux que j’ai été longtemps sous son emprise. Grâce à lui, j’ai connu les bords du précipice qui mène au burn-out. Et puis l’instinct de survie, des rencontres au moment juste, un parcours de développement personnel plus tard, j’ai fini par comprendre sa mécanique souterraine et je suis arrivée à m’en libérer.

Cela m’a demandé un travail en profondeur pour y arriver. Je sais aussi qu’il est toujours là, prêt à reprendre du service. La différence c’est que maintenant je sais comment le remettre à sa juste place tout en me respectant. Et depuis, je forme et coache mes clients pour les accompagner dans cette même démarche libératrice. J’aime voir mes clients se révéler à eux-mêmes, authentiques et libres de concrétiser leurs objectifs professionnels avec confiance et passion.

Nadège

PS : Saviez-vous que je me suis lancée un défi et que plusieurs dizaines d’entrepreures ont déjà accepté de relever ce défi avec moi ? C’est une formation gratuite : 15 jours pour se libérer du syndrome de l’imposteur. C’est l’occasion de nous rejoindre. Cliquez  sur l’image pour avoir toutes les infos utiles.

1 réponse
  1. Hélène
    Hélène dit :

    Le syndrome de l’imposteur est comme le Voldemort de la confiance en soi… J’adore !!!

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