25 mars 2016, 8h34 je viens de déposer les enfants à l’école, je me mets en route vers la gare. Ce matin j’anime un atelier de coaching. J’ai un peu le trac comme toujours. Je profite du chemin pour me préparer mentalement comme un sportif avant un match. Je me repasse le film des choses que j’ai envie de partager avec le groupe, et comment j’ai envie de les dire pour qu’elles aient le plus d’impact positif possible.

Je n’aime pas les démonstrations magistrales qui nous abreuvent d’information passivement. Ce que j’aime c’est lire sur les visages que l’information fait son chemin, voir les yeux qui s’illuminent, entendre les « Oh oui… c’est ça … », sentir la confiance et la complicité qui s’instaurent entre nous, avec des échanges authentiques et bienveillants.

J’oserai mes pointes d’humour, de celles dont mon mari me dit qu’elles sont « spéciales » ou encore que je suis mon meilleur public. Florence Foresti donne moi une once de ton pouvoir comique ce matin, j’en ai besoin !

Ça y est sur le quai de la gare, j’attends le train, bondé comme toujours, la fin de ligne a ses bons et ses mauvais côtés : petit trajet pour aller dans Paris – 2 stations, mais trajet qui se mérite.

Je passe en mode transport en commun parisien :

Arriver à monter dans un wagon. Surmonter l’épreuve de la promiscuité indécente « ah non madame, c’est pas un défaut dans le sol ça, c’est mon pied ! » (What did you expect?). Imaginer un espace vital suffisant pour respirer calmement. Laisser glisser la mauvaise humeur et les noms d’oiseaux qui peuvent fuser dans le wagon quand à la dernière station avant le terminus des gens voudront monter sans laisser descendre ceux qui ont la chance de sortir à l’air libre ici. Arriver presque au terminus. Attendre au milieu des voies que la circulation des trains se régule. Sentir l’impatience et la nervosité gagner le wagon. Garder un sourire intérieur. Rester zen.

Le train arrive en gare, les portes s’ouvrent, la cohue se précipite pour quitter le wagon. Ouf, on a tous survécu, vivement le prochain Koh Lanta transilien…

Direction le métro, quelques stations et je serai arrivée à bon port.

La salle où se déroule l’atelier ressemble à un cocon, on s’y sent bien, l’éclairage est doux, une ambiance grande tablée de campagne, à Paris. J’adore.

Les participants arrivent, se présentent, plaisantent, sourient. L’immanquable tour de table pour mieux se situer. Et c’est parti pour l’atelier de coaching.

(Bulle temporelle)

Tout s’est bien passé, les participants ont partagé leur expérience, rebondi sur les outils proposés, réfléchi à leur application dans leur quotidien. A eux d’expérimenter et d’en retirer des enseignements utiles pour leur quotidien d’entrepreneurs bien rempli.

A la fin de l’atelier, je propose d’envoyer un mail récap des outils et de leur mode d’emploi.

Et puis je reviens à mon bureau, et je trouve dommage de faire seulement un mail récap. C’est ce que j’avais fait à l’issue de l’atelier de novembre. C’est un peu tchip à mon goût.

Et puis quelques jours passent et l’idée fait son chemin dans les méandres de mon inconscient. Elle remonte à la surface de ma conscience comme une bulle. Et un matin « plop », la bulle éclate et révèle son contenu : Et si je reliais l’atelier de novembre et celui de mars puisque le fil conducteur est cohérent? Et si je transformais toutes mes notes en un ebook plus visuel? J’ai déjà la trame, puisque je l’ai créée pour comment trouver votre coach…C’est parti !

Le résultat est là, à télécharger en quelques clics. Enjoy and have fun.

Nadège